Aucun produit
Total 0,00 €
PROGRAMME DETAILLE DES CONFERENCES ET DES VISITES
DES 27 ET 28 JANVIER 2010
## ATTENTION : LES JOURNEES TECHNIQUES SE SONT DEROULEES LES 27 ET 28 JANVIER 2010. LES INSCRIPTIONS SONT CLOSES.
VOUS POUVEZ TOUTEFOIS RETROUVEZ LES FICHIERS PDF AINSI QUE LES VIDEOS DES INTERVENTIONS DANS LA RUBRIQUE : PDF ET VIDEOS ##
Les conférences du 27 et du 28 janvier 2010 se sont déroulées au :
Domaine de l'Asnée
11 rue de Laxou
54603 Villiers-Lès-Nancy
Vous trouverez ci-dessous le programme détaillé des conférences et des visites. Pour chaque intervention, un résumé de celle-ci ainsi qu'éventuellement une présentation de l'intervenant vous sont proposés.
Les conférences marquées d'une astérisque rouge (*) ont été diffusées en direct sur internet. Pour plus d'information, voir la rubrique "Webcast des conférences".
Vous pouvez également téléchargez le programme complet en pdf en cliquant ici.
PROGRAMME DETAILLE DU 27 JANVIER 2010
8h00 – 9h15 - Accueil des participants et remise des valisettes – Café, viennoiseries
9h15 - Ouverture de la journée par Jacques COURBET, Président de l'Arexhor Grand Est
et par le Président du Conseil régional de Lorraine *
Séance plénière - Animation : Jean-Marc VASSE, Val'hor - Président de séance : Jacques COURBET, Arexhor Grand Est
9h30 - Le développement durable : de nouvelles perspectives pour l’horticulture *
Jean-Marie PELT, Institut européen de l’écologie

Pharmacien agrégé, Jean-Marie Pelt est spécialiste de botanique et d’écologie. D’abord professeur de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de pharmacie de Nancy, il fonde en 1971 à Metz l’Institut européen d’écologie, et enseigne la botanique et la physiologie végétale à la Faculté des sciences de l’Université de Metz.
Homme de médias, il est connu du grand public pour ses séries télévisées, mais également pour ses nombreuses participations à des émissions de radio comme "CO2 Mon Amour" depuis 2000 sur France-Inter. Auteur de nombreux ouvrages traitant pour la plupart du monde des plantes et de l’écologie, il a été nommé ambassadeur bénévole de l’environnement de l’Union européenne.
10h30 - L'intégration à l'offre et au marketing : nouvelle frontière des stratégies du développement durable ? *
Elisabeth LAVILLE, Utopies

Elisabeth Laville a fondé Utopies (www.utopies.com) en 1993, agence reconnue comme "L'agence pionnière dans le conseil en développement durable" (Enjeux-Les Echos). Elle a su accompagner des entreprises diverses, depuis les pionniers (Ben&Jerry's et The Body Shop) aux grands groupes comme Lafarge, L'Oréal... Elle a œuvré pour le développement de partenariats avec le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) et le Global Compact (Pacte mondial des Nations Unies). Pour favoriser le partage de bonnes pratiques, elle a été à l'initiative de plusieurs groupes de travail comme "Entreprises & Construction durable", "Publicité & Communication responsable".
Son expérience lui vaut d'avoir des engagements dans plusieurs organisations comme Unis-Cité (association à l'origine du service civil en France), C2DS (Comité pour le développment durable en Santé) et Nature&Découvertes pour lesquelles elle est membre du conseil d'administration.
Elle est l'auteure du best-seller "L'Entreprise verte" (ed. Village Mondial) qui a reçu le prix Synapsis pour le meilleur livre d'entreprise en 2002. Elle est également très active en matière de sensibilisation du grand public via la structure "Graines de changement". Les livres "Achetons responsable" (ed. Seuil), "Un régime pour la planète" (ed. Village Mondial) et le site www.mescoursespourlaplanete.com sont nés de cette structure.
11h30 - Valoriser ses démarches - Communication d'entreprise et marketing produit *
Stéphane MORARD, Smact

Fort de son expérience dans le monde horticole (formation supérieure en horticulture, dix ans d'expérience comme responsable communication et marketing au sein d'une entreprise horticole de dimension nationale), Stéphane Morard a créé Smact, un cabinet conseil en marketing appliqué aux végétaux horticoles.
De la conception à la réalisation concrète de l'opération marketing, la vocation première de Smact est de rendre facilement accessible la communication aux horticulteurs. Le cabinet intervient dans la création de produits, de marques (et leurs dépôts) et d'identité visuelle et/ou d'un logo, la réalisation de mailings, de catalogues et de plaquettes, la conception de sites internet ou le conseil pour l'établissement de son cahier des charges…
Les démarches de développement durable entraînant obligatoirement des coûts pour l’entreprise, il devient essentiel pour la compétitivité de l’entreprise de savoir communiquer sur ses démarches de développement durable et de valoriser ses comportements responsables. Stéphane Morard abordera ainsi cette nouvelle communication d’entreprise aux objectifs multiples : en faire un avantage concurrentiel, obtenir un retour sur investissement ou bien encore gagner la confiance des partenaires. Cette valorisation d’entreprise passe désormais par un marketing produit plus important. Stéphane Morard illustrera les grandes notions de marketing appliquées aux produits horticoles à travers plusieurs de ses réalisations pour des entreprises du secteur.
12h10 – 13h40 - Déjeuner
Deux sessions en parallèle
Session "sous abri" - Animation : Magali LUMINEAU, FNPHP - Président de séance : Régis BENOIST, Arexhor Ile-de-France Haute-Normandie
13h40 - L'efficacité prometteuse de phytostimulants contre les maladies en horticulture ornementale *
Oscar STAPEL, Stepp Bretagne

L’horticulture ornementale est actuellement confrontée à la disparition de nombreuses spécialités phytosanitaires. Dans une logique de développement durable, les phytostimulants peuvent aider à renforcer l’efficacité des produits encore homologués. L'intervention proposée porte sur les résultats obtenus depuis 2003 au sein de l'Institut Astredhor avec les phytostimulants contre les maladies fongiques importantes pour lesquelles il existe une impasse chimique.
Les résultats obtenus démontrent l’intérêt fort des phytostimulants en appui aux pratiques phytosanitaires d’aujourd’hui. Des résultats intéressants avec des phytostimulants ont été obtenus par exemple contre la rouille blanche du chrysanthème (Stepp Bretagne), l’oïdium du rosier (Sileban, Stepp Bretagne), le botrytis sur géranium (GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest), le mildiou de la véronique (Stepp Bretagne) et la rouille de la pâquerette (GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest).
14h20 - Garantir un fleurissement esthétique en conditions de stress hydrique *
Jean-Marc DEOGRATIAS, GIE Fleurs et plantes du Sud-Ouest

Le fleurissement des espaces publics et privés est une composante importante de l’amélioration de notre environnement. L’eau devenant une ressource rare et coûteuse, les restrictions sont appelées à s’accentuer. Suite à la loi sur l’eau et au Grenelle de l’environnement, la prise en compte de la gestion rationnelle des ressources devient une nécessité.
Les obtenteurs-fournisseurs de jeunes plants proposent une large gamme de végétaux dont le développement est souvent tributaire des conditions climatiques et particulièrement de l’approvisionnement en eau. Afin de pérenniser ce fleurissement, l’utilisation de plantes plus tolérantes à la sécheresse est une des voies qui répond à ces nouvelles contraintes.
A la demande de la profession horticole, une expérimentation est menée au sein de 4 stations de l'Institut technique Astredhor. Elle vise à mieux caractériser le comportement des végétaux en conditions de stress hydrique et à les classer selon leur tolérance aux conditions sèches. L’objectif final est de définir une gamme de plantes conservant leur aspect esthétique dans de telles conditions, puis de créer les outils permettant une communication professionnelle efficace pour valoriser cette gamme de végétaux.
15h00 - Les avancées de la nouvelle génération de pots biodégradables *
Jean-Marc DELACOUR, CDHR Centre-Val-de-Loire

Pour les productions horticoles, le pot ou le godet de culture deviendront, chez le consommateur, des déchets lors de la plantation des plantes à massif ou lors de la sénescence des plantes en pot. Dans un contexte de gestion des déchets, des contenants biodégradables ou compostables représentent un atout incontournable.
Depuis plusieurs décennies, la matière première plastique fait référence pour l’ensemble des contenants. Les qualités d’adaptation de cette matière face à l’évolution du métier sont indéniables notamment vis-à-vis de la mécanisation, de la robotisation et plus récemment comme support marketing pour accompagner le produit auprès des consommateurs.
Conjointement à cette évolution, des niches de production sans contenant plastique se sont développées et organisées. Nous citerons les plus représentatives avec les productions de plantes à massif en motte de tourbe pressée distribuées en jardinerie et des pots biodégradables à base de tourbe surtout valorisés sur les chantiers de plantations des collectivités.
Depuis moins de cinq ans, de nouvelles générations de pots biodégradables ou compostables sont apparues sur le marché. Les essais réalisés au sein des stations d’expérimentation de l’Astredhor montrent une évolution positive des caractéristiques de ces produits :
Un argumentaire commercial global reste néanmoins à développer pour surpasser l’aspect économique d’intrants qui sont sensiblement plus onéreux que les produits de référence.
15h40 - Témoignages *

Fondée en 1981, l’entreprise Taugourdeau dispose aujourd’hui de 14 ha de tunnels plastiques. Spécialisée dans les plants de légumes, aromatiques et condimentaires, l’entreprise s’est orientée depuis le début des années 2000 vers une amélioration de ses pratiques. Ses produits étant essentiellement à destination alimentaire, elle a par exemple supprimé progressivement ses traitements systémiques depuis 2002 ou bien encore les produits phytosanitaires à risque fort. Frédéric Beaussier, chef de culture, expliquera également l’évolution vers la mise en œuvre de la protection biologique intégrée dans l’entreprise de 2003 à 2005. Il évoquera également l’inscription à MPS en 2007, l’orientation vers une gamme bio ainsi que les axes de progrès envisagés par Taugourdeau.

Le secteur des fleurs coupées dans le Var représente 32,4 % des surfaces nationales et constitue ainsi le premier parc national de serres chauffées en France. La marque Hortisud, marque collective de qualité produit, a été créée en 1999. Ce sont 145 horticulteurs varois (pour 36 espèces commercialisées) qui utilisent la marque Hortisud. Christine Durand, chargée de mission à Hyères hortipôle, présentera la démarche de ce collectif qui a souhaité entre 2008 et 2009 mener un diagnostic environnemental au sein de ses entreprises. Achevé fin 2009, le diagnostic a permis de recueillir de nombreuses données et ainsi de pointer les points forts et les points faibles récurrents afin de favoriser une dynamique de progrès au sein du collectif. Une réflexion sur la valorisation du travail mené est également en cours.
Session "extérieur" - Animation : Ardavan SOLEYMANI, Arexhor Grand Est - Président de séance : Olivier GEORGES, Arexhor Grand Est
13h40 - Vers une démarche de protection intégrée pour les cultures ornementales d'extérieur
Franck VIAL, Sileban

La protection des cultures s’est très majoritairement reposée depuis plus d’un demi-siècle sur la lutte chimique. Cette méthode a connu un essor considérable dans les décennies d’après-guerre et semble aujourd’hui atteindre ses limites pour des questions tant environnementales que techniques.
Des méthodes de lutte alternatives comme la protection biologique intégrée ont ainsi été développées et diffusées auprès des producteurs. L’utilisation d’auxiliaires permet aujourd’hui de combattre un certain nombre de bioagresseurs avec une bonne efficacité pour les cultures sous abri et commence à être appliquée en cultures d’extérieur.
En extérieur, nous devons apprendre à connaître, reconnaître et utiliser des auxiliaires naturels souvent au moins aussi performants que ceux introduits. Quels dispositifs mettre en place pour maintenir, voire attirer au voisinage et au sein des cultures les principaux auxiliaires naturels utiles ?
Outre les apports d’auxiliaires, des dispositifs de "réservoir" pour auxiliaires, d’îlots indicateurs ou de zones d’équilibre (bandes fleuries, haies, plantes attractives, abris à chrysopes) sont donc à l’étude au sein de l'Astredhor afin de faire bénéficier les professionnels de milieux favorables pour limiter les ravageurs…
14h20 - Techniques et matériels pour limiter les apports d'eau en cultures ornementales d'extérieur Application en entreprise
Rémi JAVERNAUD, Arexhor Ile-de-France Haute-Normandie
Thierry FLAMAND, Pépinières Thuilleaux

La gestion de l’eau en pépinière est primordiale car les cultures ne peuvent supporter de déficit hydrique important. Ceci est d’autant plus vrai en conteneur dans lequel les plantes sont confinées dans un volume de substrat restreint, limitant la quantité d’eau disponible et impliquant donc des arrosages journaliers. Il existe cependant une évolution constante de cette gestion de l’eau afin d’optimiser l’irrigation et ainsi de réduire les quantités d’eau apportée aux cultures, évolution nécessaire par la raréfaction des ressources en eau et la multiplication des "arrêtés sécheresse".
Ainsi, les systèmes d’arrosage ont progressé pour limiter l’utilisation de l’aspersion et développer des systèmes plus économes comme le goutte-à-goutte ou l’irrigation par nappe d’arrosage. Le recours aux capteurs d’humidité (tensiomètres ou sondes capacitives) ont également permis d’affiner le déclenchement des arrosages. Enfin, le recyclage de l’eau permet de travailler en milieu fermé et d’éviter les pertes en eau vers le milieu extérieur.

En pépinière de pleine terre, des méthodes telles que l’engazonnement volontaire maîtrisé des inter-rangs ou le binage des rangs permettent de limiter les arrosages au minimum. Il est également favorable d’implanter des plantes peu consommatrices en eau.
15h00 - Pots biodégradables : état des lieux et perspectives d'utilisation
Marie-Anne JOUSSEMET, Arexhor Grand Est

Si les modèles de pots biodégradables se multiplient en floriculture, il est plus difficile pour les pépiniéristes de trouver des conteneurs biodégradables d'un volume supérieur à 3 litres. Et pourtant, n'est-il pas plus facile pour un producteur d'absorber le surcoût de ce pot biodégradable sur un végétal bien développé, vendu en isolé, plutôt que sur un arbuste à fleurs cultivé dans un petit contenant ?
Depuis deux ans, Arexhor Grand Est, station d'expérimentation de l'Institut technique Astredhor, étudie l'impact de la nature du contenant d'un volume de 15 litres ou 20 litres sur la croissance d'une palette de végétaux de pépinière. Cultivés dans des pots en fibres de coco de la société Engrow avec un arrosage goutte-à-goutte à l'eau claire, des liquidambars ont eu une croissance en moyenne de 20 cm de plus que leurs congénères rempotés dans des pots en plastique de même litrage. A noter également qu'après une saison d'utilisation, la base des pots était à peine verte.
Cette observation est-elle reproductible sur une palette plus large de végétaux ? Ainsi, fin février 2009, Buddleya davidii 'Royal Red', Philadelphus coronarius, Deutzia scabra, Forsythia 'Spring Glory' ont été à leur tour rempotés dans des pots de 15 litres en fibres de coco ou en plastique. Le constat à l'automne : tous les taxons ont un développement identique avec les deux types de pot. Il convient maintenant de passer à la phase de plantation en pleine terre et suivre la dégradation de ce pot en fibres de coco.
15h40 - Témoignages

Nancy compte aujourd’hui plus de 107 000 habitants pour une superficie de 1 501 hectares dont 239 hectares d’espaces verts. Pierre Didierjean, Directeur des espaces verts de la ville de Nancy, illustrera à travers sa présentation les différents axes de travail menés par ses services. Ils assurent en particulier une mission de fleurissement, avec près de 500 000 plantes produites annuellement pour alimenter quelques 125 points fleuris sur 12 000 m². Des efforts sont fournis pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires au profit par exemple de l’emploi d’auxiliaires. La gestion du patrimoine arboré de la ville sera également abordée à travers la présentation des évolutions ou des créations de parcs. Pierre Didierjean évoquera également la récupération des eaux menée dans certains parcs, la gestion des broyats de végétaux ou bien encore le compostage au profit des habitants. Enfin, certains futurs projets seront également présentés.

Créées au dix-neuvième siècle, les Pépinières charentaises s’étendent sur 280 ha dont 12 ha de hors sol. Pépinière ornementale, elle emploie 95 salariés permanents et ses clients sont les collectivités, les paysagistes et les jardineries. L’entreprise s’est orientée depuis quelques années vers des démarches plus respectueuses de l’environnement. Arrivé en 2004, Christian Mesmin, chargé initialement de la démarche obligatoire du document unique, a suivi ensuite l’engagement dans la démarche MPS en 2005. Constatant un manque de valorisation des investissements et la difficulté à communiquer vers l’extérieur, l’entreprise, désirant aller plus loin, a décidé de se lancer dans une certification ISO 14001 en janvier 2008. Obtenue en juin 2009, cette certification permet aujourd’hui aux Pépinières charentaises, à travers un suivi important et quotidien, de mobiliser le personnel, de sensibiliser les administrations et de susciter l’intérêt de ses clients.
16h30 – 16h50 – Pause café
Séance plénière - Animation : Francis GINESTET, Le Lien Horticole
16h50 - Évaluer, certifier et valoriser les systèmes de production horticole *
Romain MANCEAU, Astredhor

La prise de conscience de l’impact des activités économiques, particulièrement de l’agriculture, sur l’environnement est grandissante. En France, le Grenelle de l’environnement marque un tournant important en ce sens avec des objectifs ambitieux et ciblés ; l’arrivée prochaine d’une démarche progressive de certification des exploitations et de l’engagement volontaire à la Haute valeur environnementale en témoigne et suscite intérêt et débats puisqu’il n’est pas impossible d’y voir à terme un critère d’accès aux aides et aux marchés.
L’environnement n’est pas un thème nouveau pour l’horticulture et les initiatives de ses divers acteurs vont même crescendo. Pression médiatique, clientèle avertie, la production et la distribution préoccupées ont sollicité l’Institut technique Astredhor pour évaluer l’impact de la production des végétaux commercialisés. En même temps, la FNPHP (Fédération nationale des producteurs de l'horticulture et des pépinières) porte en avant l’idée d’une production horticole durable (PHD). Rassemblées et pilotées par Val'hor, l'interprofession de la filière, ces deux opinions convergent aujourd’hui dans la mise en place d’une certification environnementale propre à la production horticole. Objectifs : valoriser les efforts déjà réalisés, encourager les améliorations à venir et s’inscrire dans le cadre national issu du Grenelle de l’environnement.
17h30 - Table ronde sur le thème "éco-production : pour une démarche sincère et profitable" *
Avec la participation de :
18h50 - Discours de clôture *
Philippe MOINET, Val’hor
19h00 - Apéritif
20h30 - Dîner organisé dans les salons de l’Hôtel de ville de Nancy
-----------------------------
PROGRAMME DETAILLE DU 28 JANVIER 2010
7h30 - 8h00 - Accueil des participants au Domaine de l'Asnée - Départ à 8h00
8h00 - 13h30 - Deux circuits de visites au choix
CIRCUIT N°1
1ère visite - Station d'expérimentation Arexhor Grand Est (Roville-aux-Chênes)

Les essais qui seront présentés lors de la visite sont les suivants :
2ème visite - Hary'Production et sa jardinerie Décor'Jardin (Champenoux)

Dans l’entreprise Hary'Production, plus de deux millions de végétaux sur 15 000 m² de surface de production horticole sont produits chaque année. Toute la production est exclusivement destinée à la commercialisation au sein des 5 400 m² de surface de vente de la jardinerie Décor'Jardin, positionnée à proximité du lieu de production. L’activité se partage entre production florale et production légumière. Au printemps, la production florale se partage entre géraniums, plantes à massif, plantes grimpantes, plantes à jardinières et balconnières. A l’automne, l’activité se concentre sur chrysanthèmes, cyclamens, poinsettias… Pour sa part, la production légumière comprend les plants de plantes aromatiques (basilic, sauge ananas, ciboulette…) et les plants de légumes (tomates, salades…).
Consciente des problématiques environnementales, l’entreprise tend à utiliser dans la mesure du possible des produits respectueux de l'environnement. Ses terreaux de légumes sont par exemple des substrats exempts de produits de synthèse, affiliés à la culture biologique, mais non encore labellisés bio. Le dernier pas à franchir pour obtenir ce label étant celui de l'utilisation de graines homologuées et d'engrais autorisés, sujet sur lequel l’entreprise travaille. Les unités de production ne sont pas tributaires de l'eau de ville. En effet, Hary’Production bénéficie de son propre système de récupération des eaux de pluie, canalisées vers un étang pouvant recevoir 3 000 m³ d'eau. Cette eau de pluie, plus propre, plus saine et moins polluée qu'une eau de forage locale (trop salée et chlorée) provenant d'une nappe phréatique, est utilisée pour tous ses protocoles d'arrosage : arrosage manuel, arrosage automatique au goutte-à-goutte ou arrosage par subirrigation. L'ajout d'engrais est géré automatiquement par ordinateur. Le remplissage des pots est entièrement automatisé.
Cette visite sera l’occasion de découvrir un exemple réussi de valorisation en circuit court organisé avec sa propre stratégie commerciale.
CIRCUIT N°2
1ère visite - Etablissements Mougenot (Crévéchamps)

L’entreprise Mougenot est créée en 1978 à Crévéchamps en Lorraine avec des serres d’occasion (500 m²). Aujourd’hui, l’entreprise compte 6 900 m² de serres et 5 000 m² de tunnels. Un point de vente est intégré aux serres. La production est orientée vers des plantes à massif, plantes fleuries et plantes vertes. Au fil des ans, afin de répondre à une demande croissante de la clientèle (particuliers), l’entreprise s’est dotée de deux nouveaux sites. Un lieu de vente est créé en 1987 à Vandoeuvre-lès-Nancy, à 20 km de Crévéchamps, ce qui permet à l’entreprise de vendre en direct la totalité de sa production. En 1998, afin d’élargir de nouveau la clientèle, un deuxième point de vente est créé à Sarrebourg avec une serre de 2 150 m² dont 620 m² réservés à la production. Si les quantités de production n’ont fait qu’augmenter, l’accent a toujours été mis sur le maintien de la qualité et l’amélioration des démarches environnementales. Elle se positionne ainsi sur le haut de gamme vis-à-vis de ses clients.
L’entreprise dispose de matériels performants (écrans thermiques, goutte-à-goutte, subirrigation, gestion des températures pour les primevères…) et pratique la protection biologique intégrée ou bien encore le recyclage des eaux de fertirrigation... Son système de chauffage était également précurseur lorsqu’il a été mis en place en 1998. En effet, si le chauffage s’effectue principalement par thermosiphon ou air pulsé, l’originalité tient au fait que la chaudière utilisée est une chaudière « biomasse » qui utilise comme combustible des noyaux de fruits ou du papier compressé. Une chaudière à fuel sert d’appoint.
2ème visite - Station d'expérimentation Arexhor Grand Est (Roville-aux-Chênes)

Les essais qui seront présentés lors de la visite sont les suivants :
Dans les deux circuits, la visite de la station sera couplée à la présentation :

Suite à sa présentation du 27 janvier, Stéphane Morard viendra présenter quelques réalisations de son entreprise : packaging et supports de communication réalisés pour plusieurs de ses clients

Les sociétés Graines Voltz (distributeur de graines et de jeunes plants aux collectivités et professionnels) et Atech (mobilier de fleurissement urbain) se sont associées pour proposer une solution de murs végétalisés. Composés de module de 500x500 mm en acier traité au zinc anti-corrosion, les murs bénéficient également d’un support de culture innovant labellisé Ecocert® : un substrat naturel à renouvellement rapide dans son milieu naturel, une capacité de rétention en eau forte et une structure aérée et stable dans le temps.

Né de la rencontre entre un industriel et un jardinier, le concept Ino Végétal a été lancé en 2006 et se décompose en trois procédés : un concept vertical de végétalisation en extérieur ; un système horizontal d’aménagement de terrasses en extérieur ou de mobilier intérieur ; des murs fixes ou mobiles pour la décoration intérieure. Les différents systèmes sont composés de cassettes en inox et leur but commun est de produire une climatisation passive grâce au potentiel de bouclier thermique que peuvent jouer les plantes et l’acier. Ino-Végétal souhaite aujourd’hui s’inscrire dans la conception bioclimatique des bâtiments, notamment HQE (haute qualité environnementale) en mettant en avant d’autres atouts : épuration de l’air intérieur, isolation thermique et phonique, confort olfactif, économie d’eau…
13h30 - 14h30 - Déjeuner au Domaine de l'Asnée
Trois démarches d'entreprises - Animation : Fabien ROBERT, Astredhor
14h30 - Une démarche collective agricole : Terr'avenir et la certification ISO 14001 *
Charlotte AMBLARD, consultante, Cabinet Peri G
Alexandre DESRUMAUX, horticulteur, Terr'avenir

Cabinet conseil spécialisé dans le développement durable, Peri G propose aux entreprises son expertise afin de privilégier une approche « positive » du développement durable. Conseils, plan de prévention, diagnostic de mise en conformité réglementaire, pilotage global de systèmes de management (comme l’ISO 14001), autant de services proposés par Peri G. Ce cabinet suit ainsi de nombreuses entreprises désireuses d’évoluer sur leurs pratiques environnementales.
Créée en 2002, l’association Terr’Avenir regroupe des agriculteurs de Picardie, Haute-Normandie et du Nord-Pas-de-Calais qui ont mis en place un système de management environnemental ISO 14001 sur leur exploitation avec l’aide de Peri G. Aujourd’hui, ce sont 103 entreprises agricoles représentant 25 000 ha, 350 personnes, plus d’une quinzaine de productions végétales et animales différentes qui sont désormais engagées dans cette démarche environnementale.Une telle certification nécessite une prise en compte globale des activités de chaque site, la détermination de leurs impacts sur l'environnement et la planification des actions d'amélioration. Ainsi, afin de gérer collectivement l’amélioration continue du « système de management environnemental », les fondateurs ont opté pour le statut associatif qui leur permet de mutualiser les coûts de fonctionnement, d’optimiser la communication et de favoriser l’échange d’expériences et de compétences. L’intervention de Charlotte Amblard, consultante à Peri G, permettra de mieux comprendre les enjeux d’une telle certification et d’appréhender le fonctionnement de l’association dans cette démarche innovante.

Le témoignage d’Alexandre Desrumaux illustrera l’engagement fort des agriculteurs membres de Terr’avenir. Entreprise familiale depuis 1929, les Serres Desrumaux disposent au total de plus de 30 000 m² dont 20 000 m² de serres verre. L’entreprise est spécialisée dans la production de plantes en pot : géraniums, annuelles, bisannuelles, cyclamens, plantes retombantes, bulbes. Elle expédie sa production à 95% par ses propres moyens. Sa gamme de produits s’est élargie en s’adaptant à la demande des jardineries, villes et fleuristes.
15h20 - Distribution et stratégie de valorisation *
Christine VIRON, Directrice du développement durable, Botanic

Depuis sa création en 1995, botanic a pris des initiatives en faveur de l’environnement : conception des magasins essentiellement en bois et en verre, communication sur papier recyclé depuis l’origine, suppression du mobilier de jardin en PVC en 2001, suppression des prospectus toutes boîtes en 2004… A partir de 2005, le développement durable fait l’objet d’une réflexion aboutie et se trouve au cœur du projet d’entreprise de botanic. Pour l’enseigne, « le développement durable est une démarche de long terme, volontaire et responsable, visant à améliorer et à pérenniser les conditions de vie par une utilisation raisonnable, respectueuse et partagée des ressources. » Un premier pas important est franchi au printemps 2006, avec le dispositif Eco-jardinier : une démarche militante en faveur du jardinage écologique. L’année 2007 engage un tournant important pour botanic qui décide de quitter l’univers classique de la jardinerie pour devenir l’enseigne d’un nouveau mode de vie.
L’année 2008 marque le début de la concrétisation de cette vision stratégique : après l’annonce de la suppression de tous les pesticides et engrais chimiques de synthèse, puis de l’intégration progressive d’un marché bio, l’entreprise lance le « Pacte botanic pour un nouveau mode de vie ». Il s’agit d’un plan à 3 ans (2008-2010) visant à intégrer des critères développement durable dans l’ensemble de son offre produits. Il s’articule autour de 4 objectifs déclinés en 25 engagements. Il vise « à contribuer à changer les modes de consommation et de production et à faire de botanic la première chaîne alternative de magasins de produits naturels, écologiques et biologiques pour le jardin, la maison, la personne et les animaux, et ainsi aider les gens concrètement à basculer vers un nouveau mode de vie. »
Les végétaux représentant 35% du chiffre d’affaires de botanic, l’un de ses 25 engagements est d’avoir 100 % de ses fournisseurs de végétaux certifiés MPS. Le 4 juillet 2007, botanic a ainsi signé avec MPS une convention de coopération. Depuis, botanic mène des actions d’information et de communication pour inciter ses fournisseurs de végétaux à adhérer à MPS et pour créer une filière d’excellence pour les producteurs les plus performants sur le plan environnemental (pouvant aller jusqu’au respect du cahier des charges de l’agriculture bio), intégrant également le volet social de MPS. Concernant les fleurs coupées (1,5 % du CA), botanic propose une offre, provenant pour partie de l’étranger (Kenya, Colombie), labellisée FFP (Fair Flowers Fair Plants). Ce label est soutenu par la Commission européenne et permet de garantir des conditions de production respectueuses des hommes et de l’environnement. Parallèlement, botanic propose une offre française.
16h10 - Le management d'entreprise tourné vers le développement durable *
Eric GARNIER, responsable communication, Alter Eco

C’est en 2002 qu’Alter Eco commence son large développement : une gamme de 13 produits (café, thé, riz, chocolat, sucre, cacao, jus d’orange) issus du commerce équitable voit le jour dans les Monoprix. Depuis, Alter Eco a construit son activité sur les circuits de la moyenne et grande distribution et son activité n’a cessé de se développer et par là même son utilité pour les petits producteurs partenaires dans les pays en développement. Selon l’entreprise, « l’exigence de ces circuits de distribution est aussi une chance pour tirer l’offre de produits équitables vers le haut à tous points de vue. C’est aussi l’occasion de marquer notre différence au cœur d’une offre de plus en plus variée de produits conventionnels et équitables. (…) C’est aussi cette différence qui fait notre force et notre utilité pour des consommateurs en quête de sens et une société en recherche d’entreprises innovantes pour un Développement Durable. Au-delà de la vente de produits, nous voulons défendre un nouveau modèle économique et prouver qu’éthique et environnement riment aussi très bien avec la rentabilité d’une activité économique utile pour le Monde. (…) Garantir la valeur ajoutée de notre activité pour les producteurs partenaires est pour nous une condition nécessaire au développement pérenne du Commerce Équitable. »Aujourd’hui, Alter Eco c’est plus de 100 produits provenant d'une cinquantaine de coopératives dans 29 pays et 45 salariés. Un produit Alter Eco est vendu toutes les deux secondes en France et 20 % du prix payé pour un produit Alter Eco retourne dans les pays du Sud.
Eric Garnier, responsable communication, interviendra non pour parler directement de la stratégie commerciale d’Alter Eco mais plutôt pour exposer la stratégie et la conduite de l’entreprise en matière d’environnement et plus précisément la démarche « objectif zéro carbone » lancée en 2008. En effet, après avoir donné la priorité aux produits équitables et biologiques en 2003 puis avoir réalisé son premier bilan carbone en 2006, l’entreprise s’attache désormais à limiter au maximum l’empreinte carbone de ses produits, du producteur au consommateur. Une démarche qui pourrait s’imposer petit à petit à l’ensemble des entreprises à travers notamment l’affichage carbone qui deviendra obligatoire sur tous les produits d’ici peu.
17h00 - Fin de la journée